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Ecologie et approche causale des systèmes
Le plus souvent, l’écologie est comprise comme une idéologie à caractère politique, pourtant, c’est une pensée fondée sur l’approche systémique. On parle aussi d’approche causale des systèmes [1]. Cette approche est fondée sur l’émergence d’une compréhension globale sans fragmentation de la pensée ni exclusion d’aucun paramètre. La difficulté qui s’attache à la compréhension d’une telle approche repose sur nos habitudes de réflexion. Notre pensée est fragmentaire, ce qui nous conduit à analyser chaque élément séparément en imaginant que leur réunion donnera une image satisfaisante de l’ensemble. Une grande partie de nos connaissances est issue de cette démarche.
Pour mieux comprendre, voici quelques extraits du texte de Jacques Duranson [2]
On retrouve cette notion en physique moderne dans ce qu’on appelle l’approche écologique. Celle-ci est illustrée par la mécanique quantique ou la théorie de chaos.
Même dans le domaine des apprentissages moteurs, on retrouve dans la démarche écologique, une notion de l’approche causale des systèmes. [3]
En quoi une démarche écologique est elle intéressante en matière de santé ?De façon élémentaire, il n’est pas concevable de soigner un organe en ne tenant pas compte des répercutions de ce soin sur le reste du corps. Cette démarche fragmentaire aboutit aux effets secondaires générés par la médecine moderne. C’est le résultat de l’action des médicaments, de nature fragmentaire, mais plus encore de la pensée médicale qui l’a construite.
Dans une démarche écologique, on ne peut traiter un organe qui apparaît comme malade sans savoir quelles sont les interactions en amont qui aboutissent à cette situation ni quelles en sont les conséquences en aval. C’est le principe de non-exclusion qui s’exprime ici.
En tant que thérapeute, il semblerait en respectant les principes énoncés, que l’action la plus juste soit forcément une action discrète et subtile qui ne vienne pas bousculer des aspects imprévus susceptibles de perturber l’ensemble du système.
Comme le vivant se comporte comme un système, c’est à dire qu’il dispose de capacités d’adaptation, de régulation, de réparation et donc de guérison autonomes, on constate que même des actions non écologiques et non respectueuses d’une démarche systémique permettent tout de même une guérison réelle. C’est en particulier le cas dans la période médiane de la vie et à un moindre degré dans les premiers âges. Mais quand arrive la vieillesse, ces capacités s’estompent et ces traitements conduisent à un délabrement progressif.
On constate, dans les premières années de vie, que des traitements inappropriés débouchent sur des situations qui deviennent chroniques. La seule ressource du médecin est d’attendre que l’enfant grandisse pour que les capacités d’auto-guérison propres à la nature écologique des systèmes soient en mesure de réparer les perturbations chroniques induites dans la prime enfance.
Cette situation n’est possible que si les maladies ne sont ni trop graves ni trop profondes, car alors, la durée et la brutalité des traitements vont s’opposer violemment aux capacités systémiques du vivant. C’est sans doute la raison de l’échec des traitements des cancers [4].
Dans ce contexte, soigner un malade, c’est considérer l’ensemble d’un système extrêmement complexe et se demander comment corriger la situation pathologique en perturbant le moins possible chacun des éléments qui le constitue. Une médecine qui respecterait l’ensemble des principes propres à l’approche causale des systèmes me semble utopique, mais il semble que la seule démarche possible est celle qui se fait la plus discrète. C’est ainsi qu’on peut revenir au concept d’écomédecine, et proposer un essai de définition.
Une écomédecine serait une pratique de soin capable de prendre en compte l’ensemble du système traité, statique, organique, émotionnel, et en agissant de la façon la plus subtile possible. Les remèdes ne devront pas entraîner de perturbations importantes et seront obligatoirement adaptés à chaque patient. Aucune pratique ne peut être considérée comme écomédecine dès lors qu’elle use de protocoles systématiques. Il serait bien sûr préférable que les thérapeute soient capables d’agir sur l’ensemble des systèmes et de ce point de vue, un thérapeute généraliste serait supérieur au spécialiste. Sinon, le travail en équipes pluridisciplinaires écomédicales pourrait constituer un alternative acceptable. [1] Essai sur une introduction didactique à l’approche causale des systèmes de Jacques Duranson [2] Voir fichier joint. [3] Dans le cadre de l’approche écologique, on considère que la structure observable du mouvement constitue une propriété émergente qui est le résultat de l’interaction entre les capacités du système neuro-musculo-squelettique et les contraintes de la tâche. Ces capacités d’auto-organisation ne rendent pas nécessaire le recours à un contrôleur calculatoire. « Approche cognitive et écologique de l’apprentissage des habiletés motrices en sport » : J.J. Temprado et M. Laurent [4] Je rappelle ici des chiffres cruels en opposition avec la propagande actuelle : 248 000 nouveaux cas de cancer par an, 178 000 décès, lesquels ne tiennent pas compte de ceux qui meurent au delà de 5 ans, ni ceux qui meurent d’une conséquence directe du traitement (c’est sur cette base que les statistiques sont constituées). Cela constitue une mortalité de l’ordre de 72%. ![]() Extraits -
Extraits de l’« essai sur une introduction didactique à l’approche causale des systèmes » |
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